
Aujourd’hui, j’écris lentement… mais avec précision. Je plane sur de l’herbe. De l’herbe bio.
Être détaché.
Un peu comme si je me détachais de la vie quotidienne pour la regarder comme un film sur un écran.
Le paradoxe de la connexion et du détachement
La connexion, par opposition au détachement, n’est réelle que dans une “perspective” ou un “état” non-dualiste. Le détachement, en revanche, n’est réel que dans une expérience dualiste. Lâcher prise, c’est aimer. Aimer, c’est se détacher. Yay ! Boucles étranges 🤪🫠🫥
L’interdépendance des dualités
L’un ne peut exister sans l’autre. L’autre ne peut exister sans l’un. La connexion signifie : “s’aligner sur une fréquence commune”. Tu peux remarquer à quel point il est plus relaxant de se mouvoir dans cette lenteur. Ce que l’esprit considère comme “lent” est une comparaison, non un point de référence. Cela peut sembler anormal, menant à une résistance. Cette résistance sera ressentie jusqu’à ce que le détachement arrive grâce à une vague d’Amour. En reconnaissant. En réfléchissant…
Le cycle de l’oubli et du souvenir
Si j’oublie de me détacher, je ne peux pas me connecter. Si j’oublie de me connecter, je ne peux pas me détacher. Soit les deux sont présents (en se synchronisant à des fréquences inclusives), soit aucun (fréquences exclusives). Cela mène à l’illusion de la séparation. Les ressentis éprouvés du fait de rester dans une perspective exclusive, croyant en la séparation, sont inconfortables. Ils le restent tant que je m’accroche à cette sensation d’exclusivité. Une fois que je lâche-prise, en réalisant que tout cela est une forme d’illusion personnelle, rien ne change, mais le sentiment de séparation n’est plus perçu comme inconfortable.
Lâcher-prise face à l’illusion
Le détachement consiste à permettre au sentiment de séparation d’être. Nous savons que la séparation est une illusion, mais ce sentiment peut tout de même faire surface. En le permettant, on n’essaie pas de le supprimer ; il peut cependant se dissoudre ou disparaître parfois, lorsque de véritables états mystiques de non-dualité se produisent.
L’art de ralentir
Pour se stabiliser dans un état d'alignement, il est utile de ralentir. Nous ne ralentissons pas pour être lents, mais pour créer de l'espace pour l'alignement. Pourquoi rendre les choses difficiles alors que ralentir les rend presque sans effort ? Me donner cet espace revient à choisir l’Amour quand il y a un manque de détachement, et à choisir le détachement quand il y a un manque d’Amour.
Cesser ou commencer : une danse
Le détachement, c’est comme arrêter quelque chose ; aimer, c’est comme commencer quelque chose. Je ne peux pas commencer à aimer si je ne peux pas me détacher. Et je ne peux pas aimer si je ne me détache pas. Ainsi, je suis expert pour me paralyser moi-même, bien que, simultanément, j’aie à chaque instant le choix de cesser ou de commencer quelque chose. Comme rien ne reste jamais pareil, cela se produit de toute façon ! Nous pouvons choisir de commencer à résister ou de cesser de résister, tout comme nous pouvons choisir de commencer à aimer ou d’arrêter d’aimer. Nous devons d’abord nous faire croire que nous sommes dans un état dualiste, en nous racontant que nous ne résistons que de manière inconsciente, pas intentionnellement.
Remplir l’écart
L’écart contient la connexion parce que la connexion remplit l’écart.
Se reconnaître dans le miroir
Lorsque nous mettons inconsciemment trop l’accent sur le sentiment de connexion, nous oublions l’écart. L’écart et la connexion ont besoin l’un de l’autre pour exister. Ce sont des mécanismes d’une source commune qui les utilise pour se projeter et se refléter. Nous sommes habitués à croire que nous ne sommes pas responsables de choisir, de refléter ou de projeter, que nous sommes victimes de ces phénomènes. En projetant, je me prive du reflet bienveillant que je me présente avec amour à moi-même, à chaque instant.


